Question
J’ai une question concernant la compréhension d’un passage de fiqh en arabe. Dans un commentaire de Shaykh Ṣalāḥ Abū Ḥāj, il est question des termes « qādhūrāt » et « ʿadhirāt », ainsi que de l’expression : « bal tulāḥiẓ al-ḥabb baynahu ».
Je comprends que l’eau résiduelle d’une poule est jugée blâmable (makrūh) si elle est libre, mais pas si elle est enfermée. Cependant, je n’ai pas saisi la raison donnée par le muḥaqqiq, notamment à cause de ces termes. Pourriez-vous les expliquer ?
Réponse
La question porte sur le statut de l’eau restante d’une poule.
On distingue en réalité entre une poule libre — qui sort de son poulailler et se promène — et une poule qui reste dans son poulailler (sa « maison »).
La poule libre, comme le savent bien les gens de la campagne, a l’habitude de fouiller dans les excréments d’autres animaux afin d’y trouver des graines. Son bec n’est donc pas préservé des impuretés. C’est pour cette raison que son eau restante est considérée makrūh.
En revanche, la poule qui reste dans son poulailler n’est pas en contact avec les excréments d’autres animaux. De plus, elle n’a pas pour habitude de fouiller dans ses propres déchets, mais plutôt de repérer les grains parmi ceux-ci (« bal tulāḥiẓ al-ḥabb baynahu »).
C’est cette différence qui explique la divergence de jugement.
J’espère que cela est plus clair pour vous.
Wallāhu aʿlam.




